Quelque part en Egypte...

Quelque part en Egypte...

vendredi 20 novembre 2015

13 novembre plus une semaine


Il  y a une semaine nous suivions atterrés à la radio les tueries de Paris. Ce fut une période de chaos, d'incrédulité puis de colère . La pensée partait dans tous les sens, les discussions s'alimentaient de phrases d'où la réflexion semblaient absente. Scotchés à nos écrans nous cherchions un fil conducteur à tout ça.
Puis la réponse arriva du plus haut degré de l'état utilisant un mot des plus inquiétant : nous étions en guerre. martelaient nos dirigeants. Mot presque oublié dans notre pays. Nous qui le gardions pour des pays lointains (loin la Bosnie ? L'Ukraine ? ) vagues couleurs sur un carte du monde que nous évitions de décrypter. Nos dirigeants vociférants hurlants à l'Assemblée étaient submergés par la peur, appelant à la vengeance . La raison avait disparu vaincue par une situation engendrée par un groupuscule le fut-il des plus violents. Les discours officiels restaient dans l'émotion et l'instantané.

La situation demande bien sûr une situation exceptionnelle avec des moyens plus importants qu'en temps normal, voire une restriction de nos libertés si nécessaire mais le contrôle judiciaire et démocratique doit revenir le plus vite possible. La panique n'est que le résultat de la peur , joue le jeu des assassins et détruit ce que nous voulons sauvegarder. Il ne faut pas changer quoi que ce soit à ce en quoi nous croyons . Et le meilleur hommage à rendre à toutes les victimes est de ne pas céder à la peur et affirmer ce que nous sommes. Un dirigeant Allemand disait que pour lutter contre le terrorisme, il faut considérer « toute la population comme des terroristes potentiels » ; c'est la fin de notre système démocratique. Alors contre la haine affirmons et répétons ce que nous sommes :


La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.  Article premier de la Constitution.

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