13 novembre plus une semaine
Il y a une semaine nous suivions atterrés à la radio les tueries de Paris. Ce fut une période de chaos, d'incrédulité puis de colère . La pensée partait dans tous les sens, les discussions s'alimentaient de phrases d'où la réflexion semblaient absente. Scotchés à nos écrans nous cherchions un fil conducteur à tout ça.
Il y a une semaine nous suivions atterrés à la radio les tueries de Paris. Ce fut une période de chaos, d'incrédulité puis de colère . La pensée partait dans tous les sens, les discussions s'alimentaient de phrases d'où la réflexion semblaient absente. Scotchés à nos écrans nous cherchions un fil conducteur à tout ça.
Puis la réponse
arriva du plus haut degré de l'état utilisant un mot des plus
inquiétant : nous étions en guerre. martelaient nos
dirigeants. Mot presque oublié dans notre pays. Nous qui le
gardions pour des pays lointains (loin la Bosnie ? L'Ukraine ?
) vagues couleurs sur un carte du monde que nous évitions de
décrypter. Nos dirigeants vociférants hurlants à l'Assemblée
étaient submergés par la peur, appelant à la vengeance . La raison
avait disparu vaincue par une situation engendrée par un groupuscule
le fut-il des plus violents. Les discours officiels restaient dans
l'émotion et l'instantané.
La situation demande
bien sûr une situation exceptionnelle avec des moyens plus
importants qu'en temps normal, voire une restriction de nos libertés
si nécessaire mais le contrôle judiciaire et démocratique doit
revenir le plus vite possible. La panique n'est que le résultat de
la peur , joue le jeu des assassins et détruit ce que nous voulons
sauvegarder. Il ne faut pas changer quoi que ce soit à ce en quoi
nous croyons . Et le meilleur hommage à rendre à toutes les
victimes est de ne pas céder à la peur et affirmer ce que nous
sommes. Un dirigeant Allemand disait que pour lutter contre le
terrorisme, il faut considérer « toute la population comme des
terroristes potentiels » ; c'est la fin de notre système
démocratique. Alors contre la haine affirmons et répétons ce que
nous sommes :
La
France est une République indivisible, laïque, démocratique et
sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens
sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte
toutes les croyances.
Article premier
de la Constitution.
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