Quelque part en Egypte...

Quelque part en Egypte...

vendredi 28 février 2014

TUNISIE,  Sud et fin...

La route s'ouvre devant nous pour se perdre au loin dans la lumière  tremblotante de l'horizon . D'ailleurs où s’arrête la grande plaine de sel, où commence le ciel ? Difficile d'imaginer l'étendue du Chott sauf à regarder une carte mais celle-ci ne nous montrera qu'une tache blanche encadrée de  rubans noirs : les routes. Elle oublie les nuances,  car tout est nuance ici : du blanc le plus pur au gris sale en passant par le bleu profond des quelques flaques ou le rouge rouille des dépôts  d'oxyde de fer.

Marcher dans le désert, c'est un peu inquiétant, d'ailleurs j'avais relu, avant de partir, les aventures de Tintin et Milou et j'étais bien décidé à ne pas me laisser prendre par un vent de sable. Je prenais donc un point de repère et en avant! d'arbre rachitique en arbre rachitique, j'ai suivi la bonne direction. Mais je n'arrêtais pas de scruter le ciel pour guetter un changement de temps. Petit conseil: à marcher longtemps dans les dunes, l'appareil photo n'a pas survécu. La prochaine fois, je le rangerai  dans un sac plastic hermétique.














Itinéraire: Tataouine- Chenini: Rando jusqu'à Douiret-Ksar Guilanne-Zmella:  rando le long des dunes-Douz-Tozeur-Midès-Tamerza-Chebica-Douz-Matmata-Djerba.


près du campement d' Aïn Esbat


Mhemed, un homme qui aime son pays et le respecte.



Sur la piste, nous nous sommes arrêtés saluer un berger qui faisait boire ses chèvres. Il nous a parlé des points d'eau qui s’appauvrissent d'année en année, des kilomètres qu'il faut parcourir pour que les bêtes trouvent suffisamment à manger. Trois ans sans pluie! 



Salah Souai,poète, sculpteur











"Vous êtes comme les oiseaux migrateurs. Ceux-ci arrivent quand le pays se porte bien ; ils s'y arrêtent venant du nord, quittant les grands froids. Ils s'arrêtent là parce qu'ils trouvent là,  quiétude, nourriture pour eux et pour les enfants à venir.
Puisse la Tunisie accueillir encore longtemps  les oiseaux migrateurs que vous êtes" Ainsi nous parlait le poète Tunisien Salah Souaï à Douz,  par une belle soirée. 

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